« avocat » (Terminologie)

Cette capsule jurilinguistique présente l’emploi du terme avocat, en langue juridique française. Issue d’un point de langue de l’Institut Joseph-Dubuc, la ressource décrit les usages du terme dans le contexte judiciaire et met en lumière les principales collocations verbales associées à la profession d’avocat·e.

La ressource précise que la liste de verbes présentée n’est pas exhaustive et que les compléments sont fournis à titre d’exemple. Elle vise à illustrer, par des formulations consacrées, les actions, fonctions et prises de position attribuées à un avocat ou à une avocate dans l’exercice de sa profession.

 

Comprendre le terme avocat·e

Notion générale

En droit, l’avocat ou avocate est un ou une professionnel·le du domaine juridique dont le rôle consiste à conseiller, assister et représenter une personne dans une affaire juridique. L’avocat·e s’adresse aux tribunaux, agit dans l’intérêt de son ou de sa client·e et intervient dans le respect des règles de la loi et de la déontologie professionnelle.

La profession d’avocat·e s’exerce notamment devant la cour, dans le cadre de procédures judiciaires, mais aussi lors de la rédaction d’actes juridiques ou de consultations. Le point de langue illustre ces fonctions à l’aide d’exemples tirés de la pratique juridique.

 

L’avocat ou l’avocate dans le déroulement d’une affaire

Dans une affaire portée devant les tribunaux, l’avocat·e représente son ou sa client·e et articule les éléments de sa dossier. Il ou elle peut accepter de défendre une personne accuséeou défendre la cause de son ou de sa client·e avec ardeur.

L’avocat·e peut  s’adresser au tribunal et expliquer les circonstances entourant le dossier. Il ou elle commente les points importants du dossier et précise certains éléments de la preuve afin d’éclairer la cour.

 

Interventions procédurales de l’avocat·e

Témoignages et preuve

La ressource décrit de nombreuses actions liées à l’administration de la preuve. L’avocat ou l’avocate peut appeler un témoin à la barre, faire entendre les témoins ou faire témoigner un expert. Il ou elle interroge son ou sa client·e, contre-interroge les témoins de la partie adverse et pose des questions afin de mieux comprendre un témoignage, notamment celui d’un témoin expert.

L’avocat·e peut également mettre en cause l’intégrité d’un témoin, exposer la fourberie d’un témoin ou récuser un témoin. Il ou elle soumet des éléments de preuve au tribunal et signale une faille dans l’exposé des faits.

 

Arguments et plaidoirie

Dans sa plaidoirie, l’avocat·e formule des arguments, réfute ceux de la partie adverse et réplique à la plaidoirie de l’autre partie.. Il ou elle soutient que la preuve est insuffisante, met en évidence la preuve lacunaire de la partie opposéeet affirme que les prétentions de son ou de sa client·e sont véridiques.

L’avocat·e peut alléguer des irrégularités dans la procédure, contester la légalité de la preuve ou dénoncer les méthodes d’interrogation utilisées par la police. Il ou elle répond au juge, insiste pour que certains éléments ne soient pas pris en compte et revendique la clémence du tribunal.

 

Requêtes, appels et décisions judiciaires

La capsule mentionne que l’avocat ou l’avocate peut déposer ou introduire une requête auprès du tribunal, présenter une demande, une objection ou une plaidoirie, et solliciter une réparation. Il ou elle peut également demander une injonction interlocutoire ou porter un jugement en appel.

Lorsque la décision rendue est contestée, l’avocat·e interjette appel et argumente que le tribunal de première instance a fait erreur. Il ou elle peut obtenir gain de cause ou être débouté·e de sa demande.

 

Autres fonctions de l’avocat·e

En dehors de la salle d’audience, l’avocat·e consulte la jurisprudence, travaille sur le dossier et facture son ou sa client·e. Il ou elle peut rédiger un contrat, un testament ou une entente de séparation.

La ressource mentionne également que l’avocat ou l’avocate peut travailler à domicile, au sein d’un cabinet d’avocats ou pour une organisation de bienfaisance, illustrant ainsi la diversité des contextes d’exercice de la profession.

 

Pourquoi consulter cette ressource ?

  • Pour comprendre le sens juridique du terme avocat·e
  • Pour connaître les usages linguistiques associés à la profession d’avocat ou d’avocate
  • Pour maîtriser les collocations verbales propres au français juridique
  • Pour améliorer la précision terminologique dans les textes juridiques
  • Pour employer un vocabulaire conforme à l’usage des tribunaux et du barreau

Consultez le texte intégral de la ressource ici (PDF téléchargeable)

 

Questions fréquentes sur le terme avocat ou avocate

Que désigne le terme avocat·e selon la ressource ?

Il désigne un ou une professionnel·le du droit chargé·e de conseiller, d’assister et de représenter un ou une client·e dans une affaire juridique.

 

Quelles actions de l’avocat·e sont mises en évidence ?

La ressource illustre notamment la plaidoirie, l’interrogatoire des témoins, la présentation de requêtes, la contestation de la preuve et l’interjection d’un appel.

 

Cette ressource concerne-t-elle l’ensemble de la profession d’avocat·e ?

Oui. Elle porte sur l’usage du terme avocat en langue juridique française et sur les fonctions associées à cette profession dans un contexte juridique.